Manifestation à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA du 1er décembre, les Jeunes Socialistes appellent à participer aux mobilisations inter associatives et citoyennes partout en France, et notamment à Paris à 18h30 (Place de la Bastille) et qui mettent en avant la nécessité d’égal accès aux traitements partout dans le monde.

Cela prend plus que jamais tout son sens, cette année alors que les pays les plus riches du monde ont décidé de renflouer un système financier et économique fondateur d’inégalités et en faillite, il n’est pas tolérable que ces mêmes pays, dont la France, ne tiennent pas leurs promesses en matière de lutte contre le SIDA.

Comme l’a déclaré Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes, dans son discours d’investiture le 22 novembre dernier « la mobilisation en quelques mois de milliards d’euros dépensés par les pays les plus riche contre la grippe H1N1 montre que les moyens financiers existent et que le sacrifice de milliers de vies dans les pays pauvres, emportées par le SIDA, le paludisme, par l’absence d’accès à l’eau ou par la famine, que ce sacrifice n’est que le résultat du choix cynique et inacceptable des puissants de ce monde ».

En 2005, le G8 s’était fixé comme objectif de garantir l’égal accès aux traitements pour l’année 2010. Or, à quelques semaines de cette date, force est de constater que moins de 40% des personnes séropositives à travers le monde ont accès à un traitement rétroviral. A cela, il faut rappeler que chaque jours se sont environ 6000 personnes qui meurent du SIDA parmi les plus de 30 millions de contaminées et que des milliers d’autres ignorent leur séropositivité.

Les Jeunes Socialistes rappellent donc que seul un effort financier conséquent des pays les plus riches pourra permettre d’accélérer le dépistage, une mise sous traitement plus grande et avec des traitements plus récents et un meilleur suivi médical et biologique. Sans cela, il sera impossible d’enrayer la pandémie.

Notre génération, celle qui n’a jamais connu l’amour sans préservatif, ne peut également tolérer que trop souvent notre société exclue les personnes séropositives de l’accès à un emploi, aux loisirs, voire même à une vie privée digne. Il faut développer les moyens de prévention à l’attention de tous et ne pas tomber dans le piège discriminatoire d’un dépistage systématique de populations dites « sensibles ».

Préparez le changement: restez informés!

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