Les jeunes ne doivent plus être perçus comme des suspects !

Face à la multiplication des incidents opposants les jeunes à la police, notamment à Villiers-le-Bel, Bagnolet et Firminy, le Gouvernement a enfin décidé de s’interroger sur les origines de cette situation, lors d’une rencontre organisée par Brice HORTEFEUX avec les associations le 31 août.

Beaucoup de jeunes vivent aujourd’hui dans la peur de la police. Cette peur est la conséquence directe de la politique fortement répressive et anti-jeunes, insufflée par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur devenu Président : contrôles au faciès, utilisation de moyens d’intervention disproportionnés (flash ball, tazer), durcissement des conditions de garde à vue, couvre-feux pour les jeunes instaurés par des maires de droites…

Le mouvement des jeunes socialistes exige la fin de cette politique du tout répressif. C’est la mission de prévention de la police qui doit être replacée au centre des priorités. Les jeunes ne doivent plus être perçus comme des suspects !

Nous demandons la réintroduction d’une police de proximité dans les quartiers. En aucun cas, ce rôle ne peut être rempli par la Brigade Anticriminalité (BAC). La présence d’une majorité de jeunes policiers tout juste sortis l’école et donc inexpérimentés est également à questionner. Les enquêtes sur les bavures doivent également être menées équitablement ; ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle, renforçant d’autant plus un légitime sentiment d’injustice.

Enfin, les Jeunes Socialistes considèrent que le problème doit être pris dans son ensemble et trouve sa racine dans le malaise social des banlieues. La politique de la ville doit être repensée en profondeur, bien plus loin que le Plan Banlieue de Fadela Amara dont les limites sont aujourd’hui bien visibles. Nous en appelons notamment au retour des services publics dans les quartiers sensibles, bien souvent les premiers fermés pour répondre aux impératifs idéologiques de réduction de postes de fonctionnaires voulus par le Président Sarkozy.

Préparez le changement: restez informés!

10 commentaires

  1. Julien

    14 septembre 2009 à 17:26

    La répression abusive n’existe plus seulement qu’en banlieue, mais dans toutes les grandes villes! Les bavures, les insultes, les fouilles, tel est le quotidien d’un jeune en France, et principalement dans les grandes villes. Dommage que nos aînés de soient pas attentif à tout ça. La jeunesse souffre:
    L’avenir de la France, la jeunesse, n’est plus qu’une bande de délinquants pour tout le monde, les médias, le gouvernement, et personne pour dénoncer tout ça! Dommage, cette image de la jeunesse devient de plus en plus représentative de la vision des français au sujet de leur jeunesse…

  2. PCF

    17 septembre 2009 à 00:27

    Les socialistes vous nous parlez toute la journée de justice mais vous êtes les premiers à magouiller comme le fit l’URSS à sa belle époque. Commencez d’abord par juger vos dirigeants ce sera une bonne relance pour votre plan de sortie de crise. (PS: la bourse elle remonte).

  3. Damien

    12 janvier 2010 à 23:25

    Je pense, bien que la politique répressive soit inappropriée, que beaucoup de jeunes, majoritairement banlieusards, ont maintenant tendance à se jouer de la prise indéniable de partie dont ils font l’objet. En effet, trop de jeunes se cachent derrière la pseudo-persécution dont ils sont les victimes, et perpétuent toutes sortes d’incivilités, ou de délits, en les justifiant sans que cela soit un instant crédible, et recevable, par le fait que la société les pousse au ” truandisme “. Ainsi, s’ils brûlent des voitures de gens innocents, s’ils dealent, s’ils crachent dans les bus, ou cherchent les affrontements physiques, c’est à cause de l’Etat, et des gens qui ne les aiment pas. Je trouve qu’à défaut d’être bêtement répressif, la solution pourrait se trouver dans une ” surveillance, et dans des pénalisations assumées “, en expliquant à l’ensemble des citoyens l’importance d’une sévérité intelligente, et de l’indispensabilité d’une adhésion quasi unanime à cette politique.

  4. Défiplanéte

    17 avril 2010 à 22:53

    C’est la faute de la société si les jeunes balancent des pavés sur les chauffeurs de bus , si les jeunes envoient des fusées sur les pompiers , si les jeunes agressent les ascensoristes et tirent au fusil sur les agents d’EDF.
    Il est vrai que tout ces corps de métiers doivent étre angoissant pour ces jeunes qui ne souhaitent pas vraiment qu’on vienne perturber leurs traffics en tout genre.
    Bien entendu la responsabilité des parents n’est en aucun cas mise en cause.
    Quand à la police de proximité , Tout le monde sait trés bien qu’elle est inutile puisqu’elle intervient uniquement le jour , hors les traffics et les dégradations se déroulent la nuit.

  5. Julien

    20 avril 2010 à 00:24

    Attendez les gars! J’suis un jeune et jfais rien de tout cela!!! Ca veut rien dire “les jeunes”. C’est comme si on disait “les vieux sont tous cons”. Je comprends pas ce discours qui consiste à mettre tout le monde dans le même sac. Y’a des vieux qui traffiquent, des vieux qui tuent, des vieux qui violent! Pourtant on dit jamais “les vieux” en généralisant… La jeunesse française est l’avenir du pays, et c’est pas en stigmatisant la jeunesse qu’elle aura confiance en elle!
    Pour une minorité de cons, on fait chier la majorité des jeunes… Normal? Ok!
    Mais bon je pense que si tu avais des contrôles et des fouilles tout la journée tu en aurais un peu marre si t’as rien à te reprocher.
    Merci d’essayer de comprendre, ne serait-ce qu’un peu la jeunesse française, l’avenir de la France en qui vous n’avez pas confiance, comme le prouve vos paroles.

  6. Défiplanéte

    23 avril 2010 à 00:36

    Pourquoi tu répond par ce commentaire qui devie complétement du sujet.
    Quand je dis ” les jeunes ” je ne fait que reprendre la denomination de l’article et tu te doute quand même que je n’évoque pas la jeunesse française dans son ensemble.
    Je parle uniquement des “jeunes” , désoeuvrés , abondonnés , manipulé par les traficants qui s’en sert pour créer des zones de non droit.
    On pourrat protéger les “jeunes” des quartiers sensible des gangs et traficants à condition que les parents éduquent leurs enfants , leurs inculquent les valeurs du respect et les envoient à l’école.
    Certainement pas en y envoyant des policiers qui font office d’assistante sociale.
    Pour ma part , d’expérience , j’ai déjà été suspecté de vol à tord par la police et je n’ais aucune rencoeur envers la société ni contre la police.

  7. Julien

    23 avril 2010 à 11:56

    Ou alors faut juste que l’école fasse son job dans ces quartiers là… Or on y met des profs en début de carrière, sans grande formation, avec des moyens scandaleux, des classes de 35-40 élèves, on y fou des flics devant… Sérieux, va voir l’état des établissements dans les quartiers sensibles, tu vas être choqué! Alors j’veux bien que les parents soient accusés, mais accusons aussi l’Etat, qui ne met pas forcément tout en oeuvre pour former les jeunes de ces quartiers là.
    Pour ce qui est du fait que tu aies été suspecté, ça n’a rien à voir, c’est pas une bavure policière, moi j’te parles des abus quotidiens des forces de l’ordre, moi vu. Et on se demande pourquoi certains jeunes ont de la rancoeur envers la police? Laisse moi rire! Même eux en ont marre depuis que Sarko est là…

  8. Défiplanéte

    23 avril 2010 à 18:07

    La question est pourquoi , il n’y que des profs jeunes ? Réponse: A cause du climat d’insécurité qui régne dans les établissements , beaucoup d’enségnants demandent leur mutations ailleurs.
    Pour ce qui est du surnombre d’éléve , c’est partout pareil dans l’enseignement général , bien moins présent dans l’enseignement technique et professionnel.
    Mais ça c’est une autre histoire.
    La plupart des jeunes qui sont absents , sont ceux qui subissent des violences scolaires ou pour certains qui manquent simplement de motivations.
    La solution serait de ramener le respect et la sécurtité dans les établissements , en limitant l’accés aux groupes et bandes extérieurs,
    en empéchant de faire rentrer des armes blanches par certains éléves.
    Il faudrais aussi rediriger les jeunes en manque de motivation vers des cursus professionnels ou techniques ou il sortirais avec de vrais chances de trouver un emploi.
    Pour ce qui est des policiers devant les établissements je ne voit pas le souci , puisque la police municipale intervient déja pour securiser l’entrée et la sortie des éleves en debut et fin de journée devant les écoles primaires et colléges.

  9. Julien

    25 avril 2010 à 15:39

    J’ai jamais vu une arme dans un établissement!!! Pourtant j’ai été dans des établissements dits “sensibles”. J’ai vu un peu de violence scolaire, comme à toutes les époques, et pourtant, à l’époque, il n’y avait pas de flics devant les établissements. La vérité c’est que si on met plus de moyens dans l’éducation nationale, on aura pas besoin de mettre ces flics contre “l’insécurité”! C’est ouf comme on se préoccupe plus de la sécurité dans les établissements, que de l’enseignement lui même (qui est scandaleux!). Tu sais pourquoi les profs demandent leurs mutations? Parce-qu’ils sont de moins en moins formés, et avec des moyens de plus en plus faibles.
    Non les flics devant les écoles pour le moment, c’est juste quand ils embarquent des gosses en garde à vue!
    Sérieux, j’arrête de parler avec toi, ton discours est choquant, stigmatisant, et ne repose sur aucune vérité, à part celle des médias (que tu dois beaucoup écouter).

  10. Défiplanéte

    27 avril 2010 à 23:36

    Arrête de me renvoyer au bancs des réacs de droites conditionnés par les médias et par les alarmistes du gouvernement.
    Ce n’est pas possible d’avoir des idées divergentes sur certains sujets d’actu avec les MJS ?
    A quoi ça sert de débattre si je dois automatiqument m’aligner avec leur discours.
    Touts mes commentaires sont suggérés par rapport à mon vécu et ce que rapporte la presse (Libé , Figaro , Marianne , L’Huma…)
    Oui , j’ai besoin des médias pour pouvoir m’informer et forger mon opinion , désolé que ça t’en déplaise.
    Je ne suis pas stupide , j’essais d’être lucide.
    J’ai le droit d’être en désaccord avec le laxisme envers les délinquants et le dénigrement systematique de la police. Les jeunes comunistes te conviendrais peu être mieu , eux sont rigides sur leur idéologie , ce qui a l’air de te correspondre.

    Quant à la violence scolaire , je n’évoque pas que les bagarres et les agressions , auquelles j’ai rarement assisté dans mon établissements.
    La violence scolaires c’est aussi les insultes , les réflexions , l’éxclusion qui elle est quotidienne.
    Quand j’étais au lycée j’ai asisté à l’exclusion d’un camarade par la classe , de la seconde à la terminal , qui se traduisait par des réflexions en permanence , des jets de projectiles , humiliations colectifs , pour le seul tord davoir été trop serieux dans son travail.
    Tout ces choses ne se déroulaient pas en récréation mais bien en cours , dans une classe de 14 éléves.
    Avec les conséquences classiques , prises d’anti-dépresseur , absences répetés , chutes des résultats.
    Sans vraiment que les profs ne réagissent , ou pas du tout..
    La seule suggestion qui lui a été faite était de changer d’établissement.
    Désolé mais je ne crains que du personnel ou des moyens supplémentaires puissent changer quelque chose à ce genre de situation.

    Pour ce qui est des armes qui circulent dans les établissements , j’ai vus passer des cutters , des poings américains et toutes sortes de couteaux fantaisy.

    Maintenant bien sur , si le fait de mentionner l’insecurité fait de moi quelqu’un d’infréquentable , alors tu évite un sujet de société incontournable et là c’est bien dommage.

Réagissez !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.