HADOPI: refusons l’attaque des libertés pour le confort des majors!

Deux ans après la loi DADVSI, le gouvernement veut rajouter une nouvelle corde à son arc du tout répressif : la loi Création et Internet ou aussi appelée HADOPI (Haute Autorité de Diffusion des OEuvres et de Protection des droits sur Internet).

Ce projet de loi instaurerait un nouveau mécanisme, celui de la « riposte graduée ». En clair, les ayants droits pourraient désigner des agents assermentés qui saisiraient la HADOPI de toute infraction constatée, qui pourrait alors prononcer une peine de suspension de l’abonnement Internet allant jusqu’à un an ainsi que le paiement d’une amende.

Ce projet de loi n’a qu’un seul objectif : défendre les intérêts financiers des grands majors du disque qui voient leur modèle économique s’effondrer, et criminaliser les usagers d’internet. Alors que l’opportunité de mettre un place un système économique via une licence globale, qui permettrait de rémunérer directement les artistes et de démocratiser l’accès à toutes les formes de culture, la droite continue d’avoir un temps de retard sur l’usage des nouvelles technologies.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle les parlementaires à s’opposer fortement à ce projet de loi et s’associe à l’appel du réseau des pirates (reseaudespirates.org) qui propose un pacte pour les libertés numériques. Et pour dire non à Hadopi, les jeunes socialistes se sont donnés rendez-vous à 18h30 devant l’assemblée pour une action coup de poing.

Préparez le changement: restez informés!

2 commentaires

  1. Défiplanéte

    28 avril 2010 à 17:11

    Je ne suis pas d’accord , cette loi est nécessaire selon moi pour protéger les jeunes artistes.
    On a beau critiquer les maisons de disques , mais ce sont elles qui permettent aux jeunes artistes de se lancer sur scéne.
    Elles leur fournit de l’équipement , des instruments ,des musiciens , que seuls ne pourrais pas se payer , elles leurs fabriquent une image et une réputation.
    Sans ça il serait extremement difficile pour eux de se propulser même avec beaucoup de volonté.
    La plupart des artistes se font connaitre sur un single , il est impossible de pouvoir organiser des concerts avec un catalogue quasi vide et cela les empecherais de vivre de leur musique.
    Les maison de disques peuvent leur permettre de réaliser des chansons , et de travailler avec des compositeurs rennomés qui leur serait inaccessible sans elles.

  2. Pafpif

    24 octobre 2010 à 14:49

    Défiplanéte, c’est très juste, mais à un moment nous devront faire un choix entre la confidentialité des communications électronique ou la surveillance des échanges inter-personnels (pour plus d’info taper DPI dans son moteur de recherche favoris). La loi création et internet a ouvert la boîte de Pandore. Il est temps de faire comprendre à Universal qu’il y a des limites qui, selon moi, ont été dépassées.

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