Chez Nicolas Sarkozy, on rase gratis !

A l’occasion de son déplacement à Rethel, Nicolas Sarkozy s’est enfermé dans une vision incantatoire de l’économie, en se contentant de faire des annonces sans préciser où trouver les fonds nécessaires à leur mise en oeuvre et sans évoquer le fait que ces mesures, toutes prévues pour l’an prochain, ne sont toujours pas intégrées au projet de loi de finances pour 2009, ajoutant encore à son insincérité.

En basant son nouveau plan sur les prétendus apports du « travailler plus pour gagner plus », le Président de la République persiste à s’engager dans une voie inefficace économiquement (les exonérations d’heures supplémentaires ont eu un impact économique nul selon le Président de la Commission des finances Didier Migaud) et injuste socialement.

Le chef de l’Etat choisit d’enfermer les salariés dans le dilemme de l’augmentation du pouvoir d’achat à coup d’heures supplémentaires et de travail dominical, sans évoquer une seule fois la question des salaires et de leur nécessaire revalorisation.

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé l’augmentation du nombre de contrats aidés. Alors que le faible nombre de contrats aidés supplémentaires (100 000 de plus en 2009) ne sera pas suffisant pour faire face à la remontée du chômage, cette annonce tient plus du « pétard mouillé » que d’une véritable politique publique de l’emploi.

Le président a également évoqué la possibilité d’une indemnisation forfaitaire pour les jeunes de moins de 25 ans, mais qui serait déduite des droits à venir. Le MJS sera particulièrement vigilant sur cette mesure, qui considèrerait les jeunes comme des salariés de seconde zone.

Enfin, en proposant une intensification de la lutte contre la fraude en matière de chômage, Nicolas Sarkozy affirme sa volonté d’exercer son contrôle des dépenses publiques sur les seuls « chômeurs fraudeurs », alors même qu’il n’a demandé aucune contrepartie aux banques, qui se sont déjà vues doter de plus de 10 milliards sur un fond total de 360 milliards. Comment, en ayant refusé d’entrer au capital des établissements bancaires, serait-il possible pour l’Etat de les sanctionner ? Nicolas Sarkozy a une fois de plus choisi son camp : celui du clientélisme et des discours incantatoires.

L’ampleur de la crise appelle à une réorientation de l’économie pour la mettre au service des citoyens, le MJS défend donc la mise en place d’un nouveau modèle de développement, qui s’appuie notamment sur :

- Une meilleure répartition des richesses
- Une re-réglementation du monde de la finance
- Le retour de la puissance publique dans l’économie
- La mise en place d’institutions internationales démocratisées
- Une réorientation de la politique européenne

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