Touche pas à ma Poste !

Le MJS s’associe à la volonté des élus de l’opposition et des syndicats de contraindre le gouvernement à assumer un débat public par le biais d’un référendum sur le statut de La Poste et soutient pleinement la démarche initiée par le journal « Libération ». Le projet de changement de statut exige une discussion démocratique au regard de la place qu’occupe aujourd’hui l’entreprise dans la société. La privatisation de la poste que prépare le gouvernement est scandaleuse, elle s’inscrit dans une vision dogmatique de la société et une volonté de démanteler le service public.

La Poste est un puissant acteur de la cohésion sociale dans notre pays. Elle est le premier employeur de France derrière l’Etat, avec près de 300 000 salariés. Elle assure une mission d’aménagement du territoire avec ses presque 17 000 points de contacts et 12 000 bureaux de postes sur le territoire. Elle applique une péréquation tarifaire et géographique qui permet l’égal accès de tous au service public.

Le changement en société anonyme et l’ouverture du capital sont présentés, par Jean Paul Bailly et son conseil d’administration, comme nécessaires pour satisfaire les perspectives de développement de l’entreprise et le respect des orientations européennes. Or, ni la santé financière de l’entreprise, ni Bruxelles, n’obligent à de telles orientations. Le milliard de bénéfices réalisés l’année passée place La Poste loin devant ses concurrents européens privatisés. Si la directive postale libéralise les activités de courrier, elle n’oblige pas la privatisation du service public. Au contraire, dans un contexte de marchandisation d’activités jusqu’à présent monopoles de la puissance publique, la persistance d’un service public fort est une protection nécessaire.

D’aucuns prétendent que les changements annoncés ne signifient pas la privatisation de l’entreprise. Les Jeunes Socialistes ont de la mémoire et se souviennent que les mêmes discours furent prononcés à l’égard de service publics finalement privatisés. A chaque fois, ce sont les usagers, avec l’augmentation des tarifs, et les salariés, avec des contrats précaires et un travail pénible, qui font les frais de ces décisions.

Les Jeunes Socialistes demandent au gouvernement d’assumer un débat sur cette question, et aucune contrainte extérieure n’oblige à une réponse précipitée. Sous couvert de « modernisation », c’est la régression qu’organise le gouvernement en voulant tuer le service public. En tant que jeunes socialistes nous militons pour la justice sociale, ce qui passe par un égal accès pour tous à un service public de qualité. Remettre le citoyen au centre des priorités républicaines, voici l’enjeu de notre engagement pour le progrès

Préparez le changement: restez informés!

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