Plan banlieue : Opération séduction ratée

Au prétexte des insuffisances des politiques urbaines, le président de la République propose tout bonnement de ne plus s’occuper des quartiers sensibles afin de privilégier les personnes qui y vivent. Curieuse dichotomie qui distingue le quotidien des citoyens, de leur cadre de vie le plus proche.

Pire, à défaut d’annoncer des moyens substantiels, Nicolas Sarkozy préconise une sélection affinée des quartiers bénéficiant d’aides et une surveillance accrue des moyens utilisés. On est loin du « plan Marshall », mais que tout le monde se rassure, des ballons de foot pourront être délivrés par l’Etat en 48 heures.

Mais Nicolas Sarkozy apparaît également et comme toujours en campagne. Bien sûr, les municipales approchant, il a tenté de décliner sa vision de la ville en tentant de récupérer le vote des jeunes avec un très vague et illusoire contrat d’autonomie.

La vision qu’il nous propose est profondément élitiste et oublie la majorité des citoyens. Établissements privés dans les quartiers, classes prépas pour les 5% des meilleurs, ministres issus de l’immigration au gouvernement, autant de propositions clinquantes que d’impasses pour ceux qui restent sur le bord du chemin. On sacrifie l’école de la première chance au profit d’une hypothétique école de la seconde.

La droite, après avoir voté des budgets scandaleux qui ont favorisé les plus riches, étouffé les collectivités territoriales, les associations et l’enseignement, ne propose que des augmentations d’effectifs policiers à simple visée répressive.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes se bat pour le droit à l’avenir. Celui-ci ne doit impliquer d’autre devoir que celui de garantir aux jeunes générations les mêmes conditions d’émancipation et d’existence qu’aux précédentes.

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