Le gouvernement solde les étudiants et les jeunes actifs à -70% du SMIC !

Après « le travailler plus gagner plus », le gouvernement inaugure le « travailler pour ne rien gagner ». Xavier Bertrand a annoncé hier la future publication d’un décret fixant l’indemnisation des stages de plus de 3 mois à 30% du SMIC. Ce décret, aggravant la situation qui prévalait précédemment, démontre que le gouvernement considère encore que les stagiaires sont des sous-salariés corvéables à merci. Aujourd’hui, c’est un véritable dumping social et générationnel au sein même de notre pays qu’organise le gouvernement.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce ce décret qui instaure une rémunération misérable à hauteur de 380EUR par mois (somme inférieure au RMI et ne représentant à peine la moitié du seuil de pauvreté, pour des jeunes qui travaillent à plein temps !) et qui oublie tous ceux qui font des stages de 3 mois ou moins, qui eux, peuvent continuer à travailler gratuitement. Les 800 000 jeunes qui font des stages chaque année en sont les premières victimes, mais c’est toute la jeunesse qui est touchée par ce décret. En effet c’est l’embauche qui est aujourd’hui pénalisée par la multiplication des stages.

Pour en finir avec l’exploitation des stagiaires, le MJS demande au gouvernement de renoncer à ce décret et de prendre des mesures pour que la jeunesse ne soit pas encore une fois méprisée, et rejetée dans la dépendance familiale ou la pauvreté. Par conséquent, le MJS se joint à Génération Précaire pour réclamer un véritable statut du stagiaire.

Un statut du stagiaire intégré au code du travail doit intégrer :

o une convention de stage obligatoire et encadrée devant fixer précisément la durée, la mission et l’indemnisation du stage ;

o une indemnisation décente, dès le premier jour, progressive en fonction de la durée du stage et du niveau d’étude, avec un minimum de 50% du SMIC ;

o un encadrement de la durée du stage, qui ne devra être supérieur à 6 mois ;

o un encadrement de la mission qui doit intégrer l’utilité pédagogique du stage dans le cadre de la formation de l’étudiant ;
o un contrôle du respect de la mission prévue lors de l’exécution du stage ;

o l’ouverture de droits sociaux (cotisation pour la retraite notamment) via une cotisation forfaitaire ;

o l’inscription des stagiaires sur le Registre Unique du Personnel et l’instauration d’un taux maximum de recours aux stagiaires dans les entreprises.

Préparez le changement: restez informés!

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