Le gouvernement fait exploser les inégalités !

Le gouvernement fait le choix de la concurrence au détriment du service public d’éducation !

Assouplissement de la carte scolaire dans les lycées : vers une école à plusieurs vitesses !

Le gouvernement a décidé, pour cette rentrée, d’attaquer la carte scolaire et propose de la supprimer à terme. Ce choix est grave parce qu’il condamne, à la fin, l’idée d’un égal accès pour tous à une école de qualité.

En autorisant le contournement de la carte scolaire, le gouvernement autorise, en fait, la sélection des élèves par les établissements. En effet, les établissements mieux “réputés” seront très demandés et devront, par conséquent, trier les demandes pour choisir leurs élèves. Ces établissements chercheront à renforcer leur attractivité et demanderont plus de liberté pour attirer les meilleurs élèves, et tant pis pour les autres bahuts. C’est donc bien l’école républicaine qui est menacée.

Si la règle est parfois contournée, elle ne doit pas pour autant être supprimée ! Personne n’envisage de supprimer l’impôt au motif de la fraude fiscale. D’autant que la carte scolaire est, dans l’ensemble, bien respectée, les dérogations concernant moins de 10 % des familles (dont 50 % pour la ville de Paris). Plutôt que de supprimer cette règle, il faut mieux la faire appliquer et imposer des critères de mixité sociale pour la définition de la carte scolaire.

Autonomie des universités : plus de libertés pour plus d’inégalité et moins de qualité !

En votant une loi renforçant l’autonomie des universités au milieu de l’été, le gouvernement met en danger l’enseignement supérieur, amplifie les inégalités entre les universités, et jette les bases de la sélection et de l’augmentation des frais d’inscriptions.

Pour résorber la pénurie budgétaire qu’elle a installée, la droite propose aux universités plus de liberté pour gérer leur budget et l’alimenter. Précisément, la mise en place du budget global, le transfert de propriété des bâtiments, l’embauche de personnels sur des contrats de droit privé (au détriment de fonctionnaire) ou encore le recours à des fondations pour améliorer les finances des universités, affaiblissent le service public en autorisant un transfert de responsabilité de l’Etat vers les universités. Les établissements seront donc complètement responsables de la qualité du service public, l’Etat n’ayant plus cette mission.

Concrètement, les universités les plus riches, ayant le patrimoine le plus important, le meilleur taux d’insertion professionnelle, situées dans les régions les plus attractives, seront renforcées au détriment des autres. Cette logique de concurrence pousse à la sélection des étudiants. En encourageant les universités à diversifier leurs sources de financement, le gouvernement incite, de fait, les universités à augmenter leurs frais d’inscriptions.

La loi d’autonomie et cette logique de concurrence pose ainsi les bases de la ruine du service public. Plutôt que de sélectionner les étudiants, c’est d’une vraie démocratisation des études dont la France et les jeunes ont besoin. Pour cela, il faut une augmentation sensible des moyens accordés (la France est largement en retard…), une pédagogie nouvelle et une allocation d’autonomie pour sortir les jeunes de la précarité.

Préparez le changement: restez informés!

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