Installation des médecins : le MJS dénonce un remède pire que le mal

L’aménagement sanitaire du territoire mérite mieux qu’une disposition à la va vite au sein du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Le MJS dénonce l’existence de véritables déserts médicaux. Le rôle de l’Etat dans la répartition du personnel médical sur le territoire doit être réaffirmé. Ces objectifs ne sauraient être les faire valoir d’une libéralisation accrue des pratiques médicales. Sous prétexte de garantir les soins pour tous sur l’ensemble du territoire, ce sont en fait les patients qui feront les frais de ces mesures. Certains praticiens choisiront en effet de renforcer les zones déjà pourvues, sans conventionnement, et encourageront le développement de ces pratiques.

D’autres solutions existent, comme l’installation des jeunes médecins en fonction des besoins, pour une durée obligatoire de 5 ans.

Le MJS entend défendre une autre réforme de la formation et de la répartition du personnel médical. S’agissant de la formation, des questions aussi importantes que le numérus clausus ou le déroulement des épreuves classantes nationales, ne peuvent être dissociées des questions relatives à la péréquation du personnel médical sur le territoire. Concernant l’installation des jeunes médecins, les préoccupations relatives au maillage du territoire en équipements publics ne peuvent être écartées.

Une réforme progressiste du système de santé doit passer par une démarche globale, associant l’ensemble des acteurs concernés. C’est pourquoi le Mouvement des Jeunes socialistes demande qu’à l’occasion d’Etats Généraux de la Santé soient proposées des mesures permettant d’assurer l’égalité des soins pour tous.

Préparez le changement: restez informés!

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