Mise en place du contrôleur général des prisons : le MJS demande à Nicolas Sarkozy de tenir ses engagements.

” La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences ” Nicolas Sarkozy, 14 janvier 2007

Nicolas Sarkozy avait annoncé pendant la campagne électorale vouloir mettre un terme aux nominations relavant du « fait du prince ». Son aide de camp François Fillon s’y est d’ailleurs engagé lors de son discours d’investiture en déclarant que « les commissions compétentes auront le pouvoir de donner leur avis sur les personnes que le gouvernement entend nommer à certains postes publics » et en précisant que « les dirigeants d’entreprises publiques et les responsables des autorités administratives indépendantes seront concernés au premier chef ».

Or, Rachida Dati vient d’annoncer sa volonté de mettre en place un contrôleur général indépendant des prisons. Il semble que ce poste soit déjà destiné à un candidat malheureux de l’UMP aux législatives, Arno Klarsfeld, qui pourrait être nommé par décret.

La décision de mettre en place un contrôleur général indépendant des prisons n’est pas négative en soit. Elle répond à une demande formulée par de nombreuses structures (OIP, LDH) et a fait l’objet d’une proposition de loi présentée par les socialistes en 2004 (alors rejetée par l’UMP).

Cependant, le titulaire de cette fonction doit présenter de réelles garanties d’indépendance face au gouvernement, afin de pouvoir formuler toutes les critiques qui s’imposent concernant le système carcéral actuel. De plus il est nécessaire de donner à ce contrôleur les moyens humains et financiers imposés par cette mission, qui consistera à visiter plus de 5 000 lieux de rétention et d’incarcération.

Le MJS s’inquiète donc de la probable nomination de cet habitué des médiations inachevées et inefficaces qui, à l’instar du roi Midas qui changeait tout ce qu’il touchait en or, est juste capable de transformer tout dossier en gadget de communication.

Le MJS ne peut donc que déplorer l’utilisation démagogique d’une proposition encouragée initialement par la gauche et appelle Nicolas Sarkozy à respecter les obligations qu’il a lui-même fixé.

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