Le MJS contre le populisme pénal de Nicolas Sarkozy

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de faire «voter un texte dans [son] projet de loi sur la prévention de la délinquance qui renverra devant les assises toute personne qui portera atteinte à l’intégrité physique des policiers, des gendarmes ou des sapeurs pompiers». Le MJS se mobilise déjà contre ce texte et promet d’intensifier sa riposte après ces déclarations. (http://www.preparonslechangement.net)

Après sa sortie sur la démission des juges, le Ministre de l’Intérieur n’est toujours pas décidé à laisser la Justice en paix. En effet, si cet amendement était incorporé au projet de loi de la prévention de la délinquance, les cours d’assises qui gèrent à ce jour plus de 3000 affaires par an, connaîtraient un engorgement sans précédent. Nicolas Sarkozy s’est une fois de plus illustré par ses déclarations à l’emporte pièce. En outre, ce dernier n’a jamais fait mention d’une éventuelle augmentation du nombre de reçus à l’Ecole Nationale de la Magistrature pour endiguer ce nouveau flot de dossiers.

En jetant de la poudre aux yeux des citoyens français, le Ministre d’Etat a encore une fois fait la preuve de son opportunisme politique et a prouvé que le populisme n’avait pas de limites…

Mais, en plus d’être irréalisable, cette proposition n’est pas non plus souhaitable. Aujourd’hui, toute agression est renvoyée devant le tribunal correctionnel car considérée comme un délit. Renvoyer les cas de violence contre certaines catégories de la population devant les assises contribuerait à créer un système de victimes à deux vitesses : d’un côté les victimes qui « méritent » que leur cause soit entendue devant un jury et les autres…

Cette mesure est le symbole du sort que Nicolas Sarkozy réserve à notre pays : une France à deux vitesses, avec des citoyens à deux vitesses. D’un côté les bons et de l’autre les racailles…

Le MJS condamne cette sortie médiatique à seule vocation électoraliste et rappelle au Ministre d’Etat que le code pénal prévoit déjà des circonstances aggravantes pour toute attaque contre une personne dépositaire de l’autorité publique dans ses articles 221-4, 222-3, 222-8, 222-12, 222-13.

Préparez le changement: restez informés!

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