Les mobilisations de ce jour enterrent définitivement le CPE.Le compte à rebours est aujourd’hui enclenché : J-382

Les chiffres, donnés par la police et les manifestants sont dans tous
les cas supérieurs à ceux de la mobilisation déjà exceptionnelle du 28
mars : qui parlait d’essoufflement ?

Sarkozy, qui ne semble pas s’offusquer du nouveau titre dont on l’a
affublé vient de connaître un échec cuisant. Si son plan de
communication était jusque là rodé, la journée du 4 avril doit
s’annoncer comme une véritable rupture dans la politique de l’esbroufe
et de la gesticulation médiatique du ministre de l’Intérieur.

Voulant le beurre et l’argent du beurre et jouant sur tous les
tableaux,
Sarkozy à cherché à embrouiller les français. Pas contre le CPE mais un
peu quand même, avec de Villepin mais pas trop non plus : le numéro
d’équilibriste de Nicolas Sarkozy a fait un flop. Aujourd’hui, les
citoyens lui répondent. Non, son manège politicien n’a pas pris, non,
les français n’y ont pas cru.

Chirac, Villepin ou Sarkozy, ce n’est certainement pas les centaines de
milliers de manifestants d’aujourd’hui qui y voient une différence.

La crise du CPE est un puissant révélateur. Le CPE a été un véritable
Cas Pratique d’Etude de l’ultralibéralisme et de la politique de la
droite. Ces manifestations démontrent une extraordinaire capacité
d’indignation des jeunes contre l’injustice sociale. Fer de lance des
mobilisations, les jeunes ont refusé l’institutionnalisation d’une
précarité dont ils déjà les premières victimes.

Contrairement à ce qu’on voudrait laisser entendre, les jeunes ont un
sens politique particulièrement aiguisé et lors des prochaines
échéances, ils ne se laisseront pas abuser.

La fin du CPE étant une évidence maintenant, le combat d’aujourd’hui
est
de préparer l’alternance en construisant une véritable alternative.

Le compte à rebours débute ce soir : J-382 !

Préparez le changement: restez informés!

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