Non au coup de matraque ! Demandons le retrait du projet de loi Sarkozy !

o UN PROJET DE LOI DANGEREUX

Jeunes, prostitués, mendiants, squatters, gens du voyage : voilà sur qui porte l’essentiel du projet de loi de sécurité intérieure du gouvernement. La droite fait donc le choix de ne pas aborder les violences dans leur ensemble. Elle cible volontairement des catégories particulières de la population en les rendant coupables de la violence. Le gouvernement exclut ainsi de la société des populations entières, les définissant comme les nouvelles “classes dangereuses”, les jettant dans la précarité.

o UN CHOIX DE SOCIÉTÉ QUI N’EST PAS LE NOTRE

La violence existe. Elle touche les plus pauvres d’entre nous, tous ceux qui ne peuvent pas se payer des assurances hors de prix et des systèmes de surveillance de haute technologie, ceux qui vivent dans des quartiers desertés par les services publics. Mais le projet de loi actuel s’inscrit dans la logique d’une société libérale, celle de la loi du plus fort, qui anéantit les solidarités et prône un individualisme exacerbé. Cette loi se focalise uniquement sur un ordre public apparent, sans s’attaquer aux sources de la violence.

o LA VIOLENCE EST AUSSI ÉCONOMIQUE ET SOCIALE !

L’insécurité, c’est aussi l’insécurité sociale, les violences au travail et les violences familiales. On ne peut résoudre les désordres publics sans s’attaquer à leurs causes : les désordres économiques et sociaux. Développer les services publics de proximité, favoriser la
mixité sociale et combattre toutes les formes de discriminations, voilà les priorités !

Un vrai service public de la justice et de la police, une réforme des peines pour ne pas faire de la prison un passage obligé. Des solutions existent pour répondre à la violence sans mettre à mal les libertés. Ces solutions, la droite les ignore.

o UNE VRAIE POLICE DE PROXIMITÉ

Une véritable police de proximité, ce n’est pas une descente de CRS une fois par mois. Des ilôtiers dans chaque quartier et en permanence participent à créer un lien social avec la population. La gauche avait entamé ce travail. Le projet de loi Sarkozy le remet aujourd’hui totalement en cause. La mise en place en début de chaque mandature d’un contrat national de sécurité associant l’ensemble des ministères concernés en sera l’un des objectifs.

o RÉFORMER LES PEINES

Le projet de loi Sarkozy fait l’impasse sur une véritable réflexion sur le sens des peines. L’emprisonnement ne résoud rien. C’est une mesure de mise à l’écart temporaire de la société qui doit rester l’ultime recours et qui doit inclure un projet de réinsertion. Là-dessus, le gouvernement ne dit rien…

La mise en place de peines alternatives (travaux d’intérêt général…) doit primer sur l’emprisonnement en particulier pour les mineurs. L’Etat a le devoir d’assurer à tous les mineurs de moins de 16 ans l’accès à l’éducation, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui dans les établissements pénitentiaires.

o S’ATTAQUER À TOUS LES DÉLITS

Trafics internationaux, blanchiment d’argent sale, délinquance financière… Le gouvernement ne s’attaque à aucun de ces crimes à travers le projet de loi proposé. Et pendant ce temps-là, Jacques Chirac dort tranquille à l’Elysée à l’abri des juges…

POUR DIRE NON AU PROJET DE LOI, JE SIGNE LA PÉTITION

Nous réclamons le retrait du projet de loi Sarkozy parce que nous combattons l’esprit de ce projet et l’idéologie dangereuse des solutions proposées par la droite. Le ministre de l’Intérieur ne va faire que dresser les citoyens les uns contre les autres et exacerber l’individualisme, le repli sur soi et la peur de l’autre.

Nous pensons au contraire que le rôle de l’Etat est de protéger les citoyens contre les dégâts du libéralisme. Parce que l’exigence de sécurité ne concerne pas que les biens et les personnes mais que l’insécurité se rencontre aussi dans nos parcours professionnels, en matière de santé, de retraites, nous militons pour une réponse politique qui s’attaque à toutes ces causes de violences.

Photographie Gabriel Laurent

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Réagissez !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.